Après une nuit insomniaque dans l’aéroport de Francfort, où une très longue escale m’a permis de bien connaître le terminal, je suis arrivé en Pologne. La ville de Wroclaw dans le sud-ouest du pays ne fait pas aussi métropole que Paris. Déjà je me sentais dépaysé, mais il y avait encore beaucoup plus de dépaysement à venir. J’ai trouvé la station d’autobus où l’anglais et le français ne servaient à rien mais où une langue remplie de consonnes fortes résonnait. C’est avec cette langue sonore que le conducteur de car m’a accueilli quand j’ai essayé d’acheter un billet. Il faisait de son mieux pour communiquer, et moi de même, mais le message n’a jamais fait mouche. Néanmoins le billet était acheté et je me suis installé. Le car allait à Jelenia Gora qui est une encore plus petite ville, c’était là où mes vraies aventures commenceraient. Le car a démarré.
En regardant par la fenêtre, le paysage passant sous un ciel grisâtre, je réfléchissais à ce que j’étais en train de faire. Voilà deux mois que je m’étais inscris à l’organisation WWOOFing (World-Wide Opportunities on Organic Farms) et un mois que j’avais décidé de passer mes vacances de printemps dans une ferme polonaise. Pour ceux et celles qui ne la connaissent pas, WWOOFing est une organisation (un peu comme le troc mais davantage bio) qui vous permet de d’avoir accès à une façon de vivre que vous ne connaitriez jamais autrement.





the majestic spire piercing the clear sky, bathed in icy sunlight. My gaze immediately fixed on the gray, imposing stones and numerous, evocative carvings, and it was difficult to tear my eyes away. Stepping off of the bus, I barely noticed the other buildings or the merciless wind that would eventually numb my feet. All I could think was, “Wow, this cathedral is old.”
