Des vies parisiennes – mémoires d’étudiants

Musée Rodin - Schnietz

Si vous avez déjà visité Paris, il est probable que vous ayez visité le 7e arrondissement.  Avec plusieurs sites d’intérêt comme le Musée d’Orsay, l’Hôtel des Invalides, et l’Assemblée Nationale, le septième est vraiment un endroit plein de culture. C’est maintenant un arrondissement très chic (le prix du mètre carré est le deuxième plus cher de Paris) où habitent beaucoup de gens riches. De plus, on doit payer un peu plus pour une fenêtre qui donne sur la Tour Eiffel !  Pendant une seule promenade dans le 7e, on peut trouver—sans doute—de l’histoire au Musée Rodin, de la romance au Champ-de-Mars, du pouvoir militaire à l’Ecole Militaire, et du tourisme partout. Les quatre quartiers de cet arrondissement font partie de ce qu’on appelle les « beaux quartiers, » les quartiers avec une concentration d’institutions officielles et de bâtiments extraordinairement jolis. Donc, la prochaine fois que vous êtes sur un bateau mouche ou sur la ligne 6 (près de Charles de Gaulle-Etoile, la ligne est aérienne), il faut descendre dans le 7e pour juger : est-ce que cela vaut toute une histoire ?

Sophie Schnietz

***

Oliver

Le Centre Pompidou est l’un des monuments les plus célèbres de Paris. Le nom complet est le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, mais il est connu généralement comme le Centre Pompidou ou aussi comme le Centre Beaubourg ou même Beaubourg parmi les Parisiens. L’inspiration pour le Centre Pompidou est venue de l’ancien président de la République française, Georges Pompidou. Il a voulu créer un monument qui galvaniserait la scène de l’art moderne et contemporain à Paris, et représenterait également l’architecture de la seconde moitié du vingtième siècle. Ainsi, il a commissionné la création d’un grand musée moderne sur le plateau de Beaubourg.

Le Centre Pompidou a été créé par les architectes Renzo Piano et Richards Rogers. Ils ont construit le bâtiment de 1971 jusqu’à l’ouverture du musée le 2 février 1977. L’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing a voulu arrêter la construction en 1974, mais il a été convaincu de son importance. Les architectes ont été choisis après un grand concours mondial. On peut voir facilement que l’apparence du Centre Pompidou est différente, on peut même dire unique. Le concept derrière le dessin de Piano et Rogers était simple mais transformatif. Rogers et Piano ont voulu redéfinir le concept d’un musée. Auparavant, les musées étaient des espaces fermés mais Rogers et Piano ont voulu ouvrir le musée à la ville, et aux personnes (aux touristes et aux Parisiens).

Par conséquent, Piano et Rogers ont enlevé la peau du bâtiment et ils ont montré l’ossature. Au lieu des murs, on voit le fonctionnement (la technologie) du musée, les ascenseurs, les escaliers, et aussi tous les tuyaux pour l’eau, pour le chauffage, et le reste… Chaque tuyau a une couleur unique, par exemple il y a le bleu pour les circulations d’air (climatisation et chauffage), le jaune pour les circulations électriques, le vert pour la circulation de l’eau, et finalement le rouge pour la circulation des personnes y compris les escalators et ascenseurs. De cette manière le visiteur peut visualiser comment interagissent les systèmes du bâtiment. Le Centre Pompidou compte dix niveaux de 7500 mètres carré. La vue du toit du musée est super-claire. De plus, le Centre Pompidou est vraiment futuriste, il est construit principalement en acier et en verre. A l’intérieur du Centre Pompidou, il y a le Musée National d’Art Moderne, l’un des meilleurs musée d’art moderne du monde. Il existe aussi deux salles de cinéma, deux salles de spectacle, et une grande bibliothèque. Le Centre Pompidou accueille aussi beaucoup d’expositions temporaires.

La réception du projet Centre Pompidou était vraiment mixte. L’apparence du Centre Pompidou a créé une grande polémique. Beaucoup de critiques influents ont sauvagement attaqué le Centre Pompidou. Par exemple les critiques ont comparé le musée à une raffinerie de pétrole, ou l’ont même appelé le Notre-Dame de la Tuyauterie. Pour les critiques, le Centre Pompidou ne convenait pas à l’architecture parisienne. Il était trop moderne, trop grand, trop différent, quand on le comparait avec l’architecture Haussmannienne. Mais, pour le public en général la réception était très positive. Le Centre Pompidou a ouvert en 1977 et dès lors il était extrêmement populaire. Actuellement, le Centre Pompidou accueille entre 3,5 et 3,8 millions de visiteurs chaque année. Même les critiques modernes ont reconnu le succès du Centre Pompidou. Aujourd’hui, le Centre Pompidou est reconnu comme un des premiers grands bâtiments post-modernes. Grâce au Centre Pompidou, Piano et Rogers ont reçu le prestigieux Prix Pritzker, la plus haute distinction pour l’architecture, Renzo Piano en 1998 et Richard Rogers en 2007.

Aujourd’hui, le Centre Pompidou occupe une place profonde dans le cadre architecturel parisien. Il faut noter également que la plupart des touristes adorent le Centre Pompidou. Dans tous les guides touristiques, le Centre Pompidou est une attraction très conseillée. Même les parisiens ont accepté le Centre Pompidou. Un peu comme la Tour Eiffel, le Centre Pompidou est devenu une partie du tissu de la ville, de Paris.

Le Centre Pompidou est situé dans le quatrième arrondissement, dans le quartier Saint-Merri. Le quartier Saint-Merri est situé dans le cœur de Paris. Il est connu grâce à sa proximité avec le Louvre, le Marais, et aussi Notre-Dame. Mais dans le quartier, il y a le métro Châtelet et la rue Sébastopol qui comptent beaucoup de magasins et cafés très touristiques, très populaires. Le quartier a un caractère très touristique. De plus, le quartier Saint-Merri contient l’Hôtel de ville de Paris et la Tour Saint-Jacques, un monument du Moyen-Age. Il est aussi juste à côté des Halles, un grand centre commercial.

Oliver Lucier

***

LIZA

En tant qu’étudiante de Chimie, j’ai détesté le Louvre la première fois que je l’ai visité. Trainant derrière ma mère dans une des énormes galeries après avoir exploré tout Paris à pied le matin, j’ai jeté des regards remplis d’animosité sur les toiles innombrables qui semblaient représenter toutes le même sujet—le bébé Jésus—et je me suis dit que je n’y retournerai jamais.

Mais quatre ans plus tard, je me trouve habituée à la vue de la Pyramide de Louvre, érigée au -dessus de l’entrée du musée dans lequel j’ai passé tant d’heures ce semestre. Au lieu de me dépêcher et de regarder les tableaux brièvement et aveuglement, maintenant je m’arrête devant un petit nombre de toiles pour les contempler plus profondément, pour essayer de les comprendre. Cette contemplation lente et attentive fait tout le plaisir d’aller au musée. Pour visiter un musée, il ne faut surtout pas être pressé(e) ou fatigué(e) ; par contre, il faut être prêt(e) à apprendre et à découvrir des œuvres magnifiques.

Liza Lavrova

***

maddy

A table, j’étais en train de raconter ma journée passée à explorer mon arrondissement. Je leur ai dit que j’étais tombée sur un bâtiment moderne à côté de la Tour Eiffel. Mon père d’accueil m’a dit, « c’est le Musée du Quai Branly, un musée qui expose de l’art primitif. » J’étudie la culture islamique et la danse, alors l’objectif du musée m’intéresse. Le lendemain, j’y suis allée avec mon amie. Dès que je suis entrée, j’ai su que c’était un musée comme aucun autre. Le musée était faiblement éclairé, hormis un flot de lumière qui traçait un chemin, guidant les spectateurs vers une oasis artistique. La façon dont les conservateurs ont organisé le musée est incroyable. Au début, je me suis trouvée en Océanie, fascinée par les masques rituels. Puis, je me suis trouvée au Maroc, étonnée par les tableaux orientalistes. Je suis tombée amoureuse du Musée du Quai Branly. C’est mon musée préféré parce qu’il me fait réfléchir. Chaque œuvre est accompagnée d’un petit texte, présentant la raison historique ou la problématique de l’œuvre. Quand j’ai quitté le musée, j’avais appris beaucoup de choses, mais j’ai toujours tellement de questions !

Maddy Dickey

***

ECHO

J’habite rue du Pot de Fer dans le 5e arrondissement, près de la station Place Monge, ligne 7. Près de la station de métro, il y a la pharmacie Monge très connue des touristes coréens parce que les prix y sont très bas. Quand je recherchais des studios à Paris, j’ai vu que ce quartier s’appelait le « Quartier Latin », qui est typiquement franco-français. J’ai finalement décidé de louer un appartement dans ce quartier, non seulement parce qu’il se trouve au centre de Paris, mais aussi parce qu’on peut y faire l’expérience de la vie « à la française ». La rue Mouffetard est l’une des plus vieilles rues de Paris, et elle est très connue, même parmi les touristes. En fait, de temps en temps, je rencontre des touristes avec leurs guides près de chez moi.

Il y a beaucoup de restaurants dans la rue où j’habite; quand je ne veux pas cuisiner, je peux manger des plats français, japonais, chinois… il y a toujours beaucoup de choix. Outre les restaurants, il y a aussi un magasin de chicha et plusieurs bars pas chers. D’un côté de la place de la Contrescarpe, on peut trouver des boulangeries, des magasins de vêtements, des glaciers et toujours plus de restaurants. Et de l’autre côté de la rue Mouffetard se trouve le Franprix où je vais faire mes courses tous les jours, et « Au P’tit Grec », une crêperie très populaire où il y a toujours une queue très longue. Cette partie du Quartier Latin où j’habite est très animée et pratique, et je pense que c’est mieux pour quelqu’un qui habite seul. Les bars sont ouverts jusqu’à 2h du matin. On me demande souvent si c’est trop bruyant, mais quand je ferme les fenêtres, je n’entends presque rien. En plus, j’aime regarder les gens marcher et bavarder dans la rue par mes fenêtres. Le matin des mercredi, des vendredi et des dimanche, sur la place Monge on peut trouver le marché. Il y a des fromages, des poissons frais, et des plats français. Maintenant, j’habite dans cette rue depuis trois mois, et j’en suis très contente.

Echo Wang

***

Vincy

L’expérience la plus passionnante que j’ai vécue dans un musée a eu lieu lors de ma visite à Florence. J’ai été étonnée quand j’ai vu Les Portraits du Duc et de la Duchesse d’Urbino dans La Galerie des Offices. C’est l’une des œuvres d’art les plus célèbres de la Renaissance italienne. Peints par Piero della Francesca, les tableaux représentent le duc et la duchesse de profil. C’est devenu un souvenir d’autant plus inoubliable que j’ai découvert la finesse des techniques utilisées. Les paysages ont été peints avec la lumière naturelle pour mieux les profils des personnages ; les ornements dans les cheveux de la duchesse sont si détaillés qu’il est difficile de dire s’ils sont vrais ou pas. Ces personnages ont l’air extrêmement calme, sans émotions humaines. Bien que de nos jours nous ayons tant de moyens pour trouver des images avec une haute résolution en ligne, j’ai été surprise en découvrant ces grandes peintures.

Vincy Yu Wenxin

***

Kim

L’Hôtel des Invalides était initialement destiné à abriter les invalides des armées. Maintenant, il y a des musées et monuments qui relatent l’histoire militaire française. Le Dôme des Invalides, emblème de l’Hôtel, est une église et il y a beaucoup de tombes de héros militaires français à l’intérieur. Le plus connu des tombeaux est le tombeau de Napoléon Ier.

Napoléon Bonaparte a accédé au pouvoir pendant la Révolution Française et il était un chef militaire puissant. Il a gagné beaucoup de batailles et a obtenu de nouveaux territoires pour la France. Mais, en 1815, Napoléon s’est exilé sur l’ile de Sainte-Hélène où il s’est éteint le 5 mai 1821. En 1840, le roi Louis-Philippe demande le transfert du corps de Napoléon en France sur le bateau « Belle Poule ». Le transfert du corps est connu comme « le retour des cendres ». Le 15 décembre 1840, les funérailles furent nationales. Le corbillard a traversé l’Arc de Triomphe, les Champs-Élysées, la Place de la Concorde, et finalement s’est arrêté aux Invalides.

L’architecte Louis Visconti a travaillé sur le cercueil de Napoléon pendant presque vingt ans de 1842 à 1861. Le 2 avril, le cercueil a été placé dans le Dôme des Invalides. Le cercueil est fait de quartzite aventurine rouge. Il y a quatre autres cercueils dans le tombeau, qui sont faits de différents matériaux: fer-blanc, acajou, deux en plomb, ébène. Tous les cercueils reposent sur un socle de granit vert des Vosges. Au sol, il y a aussi une couronne de laurier qui est le symbole de la victoire, et les noms des huit victoires les plus célèbres du Premier Empire inscrits au sol. Douze statues de femmes ailées, qui représentent des Victoires, entourent le tombeau et symbolisent les douze campagnes militaires menées par Napoléon. Elles ont été sculptées par Jean-Jacques Pradier, sculpteur genevois. Dans la galerie, il y a une suite de dix bas-reliefs qui représentent les réalisations principales du règne, comme la pacification de la nation, la centralisation administrative, le code du commerce, et plusieurs autres. Ils ont été sculptés par Pierre-Charles Simart, un sculpteur français.

Ce monument est très populaire parmi les touristes parce qu’il y a beaucoup d’histoire avec Napoléon. Il est connu dans la plus grande partie du monde et il est étudié dans de nombreuses écoles et universités militaires. Le tombeau de Napoléon est dans le septième arrondissement et dans le quartier des Invalides. Cet arrondissement est très populaire pour les touristes parce qu’il y a beaucoup de monuments, comme l’Hôtel des Invalides, la Tour Eiffel, et beaucoup de musées. Cet arrondissement est très vivant et prestigieux aussi.

Kimberly Krayacich

This entry was posted in SBCJYF. Bookmark the permalink.